Chamonix Mont Blanc, le 2 Juillet Juin 2014

Conférence L’alpinisme d’aujourd’hui dans le massif du Mont Blanc au Chamonix Mountain Festival

Bravo à Jean-Luc Baudin de Radio Mont Blanc, excellent animateur d’un panel hétéroclite constitué de Markus Reiterer, Secrétaire Général de la Convention Alpine ; Antoine Pécher, Cadre Technique à la FFME ; Arnaud Longobardi, pilote de ligne et speedrider.

C’était ce mardi 1er Juillet 2014 à 20.30 au Majestic à Chamonix Mont Blanc que nous avons pu avoir un éclairage sur L’alpinisme d’aujourd’hui dans le massif du Mont Blanc.

Antoine Pécher a tout d’abord défini les fonctions de la FFME, la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade, et nous a rassuré quant à l’envie, toujours présente, chez beaucoup de jeunes (et moins jeunes) grimpeurs de pratiquer l’alpinisme. La FFME, a pour sa part un rôle important dans la formation de ces jeunes alpinistes car elle leur fournit des clés pour apprendre la montagne, anticiper les risques.

De son côté, Arnaud Longobardi brouille les pistes… il est co-pilote chez Air France et grâce à son statut de haut niveau, peut vivre à Chamonix et pratiquer le speed riding. Le speed riding est un sport de pleine nature associant le parapente et le ski, dont le principe est de rester au sol en allant le plus vite possible équipé d’une voile de faible surface, d’une sellette, et d’une paire de skis. Et les montagnes autour de Chamonix constituent le meilleur terrain de jeu pour les speed riders puisqu’ils accèdent à des dénivelés importants, la descente en est d’autant plus longue !

Diplomate, diplômé de droit international, et Secrétaire Général de la Convention Alpine, Markus Reiterer a éclairé la salle sur le rôle de ce traité international pour le développement durable des Alpes dont l’objectif est double, la sauvegarde de l’écosystème naturel et la promotion de la chaîne alpine. Huit états l’ont signé, l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie, le Liechtenstein, la Suisse, la Slovénie et Monaco. C’est tout l’arc alpin qui est concerné, l’idée : proposer une gestion cohérente, transversale sur le territoire alpin qui est transfrontalier, car les problèmes de pollutions ou économiques ne s’arrêtent pas aux frontières.

Dans la salle, il y a eu beaucoup de réactions, dont cette jeune femme qui faisait remarquer que l’on assistait ces dernières à un glissement de la culture urbaine vers la culture montagnarde. Il est vrai que l’urbanisation de la montagne est forte dans une ville comme

Chamonix qui doit alors gérer les conséquences sur la fréquence, la pollution, la mobilité. Ou encore une habitante de la région des Hautes Alpes qui a rappelé la nécessité de prendre en compte la territorialité des Alpes car chaque région a ses spécificités, ses stratégies de développement en fonction de ses caractéristiques géographiques.

Pour terminer, Jean-Luc Baudin a demandé aux participants de se projeter dans 20 ans et d’imaginer leur activité, leur rôle ou la montagne…

Pour Arnaud, il était assez clair, que l’on allait assister à une augmentation de la fréquentation de la montagne mais aussi à une démocratisation de sports extrêmes aujourd’hui comme le speed riding.

Dans 20 ans, selon Antoine, il y aura toujours des gens pour aller à la montagne, et il est rassuré car la tendance actuelle est une prise de conscience grandissante de notre impact sur les activités de montagnes.

Markus, quand à lui, a souligné trois éléments clés: la santé, l’économie, les échanges. Si ces trois points sont en équilibre, l’on a de forte chance d’adopter un mode de vie responsable et durable.

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